communiqué Sud éducation

samedi 7 juin 2008
par  Collectif Ambérieu

Saint-Denis, le 6 juin 08

Juin 2008 : Rififi à l’éducation nationale !

Les journées de mobilisation prévues dans la fonction publique et notamment l’éducation nationale (le 10 juin
et le 17 juin) montrent que la contestation de la politique libérale de Sarkozy ne faiblit pas.

Si la succession des journées d’action ne favorise pas la construction d’un mouvement d’ampleur et
intercatégoriel, la Fédération Sud éducation s’inscrit néanmoins dans les formes que se donnent les
mouvements de salariéEs de l’école et plus largement du service public.
En effet, depuis plusieurs mois, au-delà de ces temps forts syndicaux médiatisés, des actions de grève
reconductibles, d’occupations d’écoles ou d’établissements, de manifestations dans l’Education, aux impôts, à
la culture … témoignent de la résistance des salariéEs à la politique de casse du service public et à la
multiplication des lois et décrets modifiant gravement la structure et les principes du système éducatif.

La réponse du pouvoir en place à nos revendications a été très claire : limitation du droit de grève des
personnels de l’Education nationale avec le service minimum et impossibilité à terme de déposer des préavis de
grève de type « reconductible ». Quant aux croisades anti-éducatives de Sarkozy, les dernières en date
concernant la réforme du lycée et les salaires des enseignantEs montrent que le rouleau compresseur libéral
n’est pas prêt de s’arrêter.

Cette réforme du lycée, sous couvert d’une préparation des élèves à une plus grande « autonomie » dans les
apprentissages, ne vise ni plus ni moins qu’à justifier les 80.000 suppressions de postes prévues par la réforme
générale des politiques publiques.

Les annonces sur les augmentations de salaire des enseignants qui découleraient d’une élévation du niveau de
recrutement nient la réalité sociologique des enseignantEs qui pour beaucoup ont déjà un niveau Bac+5. Depuis
longtemps, les concours de catégorie A ne recrutent plus au niveau licence qu’en théorie. Sauf à rehausser le
niveau des salaires de touTEs les fonctionnaires de catégorie A (et les autres ? les B et les C ?) pourquoi les
enseignants seraient-ils soudainement mieux payés que les autres fonctionnaires de la même catégorie ? Effet
d’annonce démagogique, recours hypocrite aux relents élitistes, cet artifice salarial cache en fait tout ce que
nous dénonçons : le salaire au mérite et le renforcement de la hiérarchie, l’augmentation du temps de travail, la
soumission et la docilité…

Les « mauvaises nouvelles » se succédant jour après jour, il n’est pas question pour la Fédération Sud-éducation
de se soumettre au minutage de ce show médiatique.
C’est pourquoi avec les personnels de l’éducation nationale contre l’ensemble de cette politique anti-sociale,
nous nous associons aux appels à la grève les jours des épreuves du bac et du brevet lancés par des syndicats
locaux Sud-éducation mais aussi par des AG d’établissements en lutte. Avec les personnels du premier degré et
les parents d’élèves, nous appelons à poursuivre la mobilisation (grève reconductible, occupations d’inspections
et d’école, nuit des occupations d’écoles lancée pour le 13 juin, manifestations, réunions-débats…). C’est aux
personnels concernés de choisir les modes d’action qui les unissent et de s’auto-organiser. C’est ce choix
syndical qui nous conduit, en tant que Fédération Sud-éducation à favoriser l’appropriation de leur lutte par les
personnels eux-mêmes et à les soutenir.



Documents joints

PDF - 26.6 ko
PDF - 26.6 ko

Commentaires

Agenda

<<

2017

 

<<

Septembre

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
28293031123
45678910
11121314151617
18192021222324
2526272829301
Aucun évènement à venir les 2 prochains mois